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Forum du CSE
Première édition du rapport du Conseil sur l’état et les perspectives du système d’éducation et de formation [02/05/2008] Quelques jours après la publication de la première édition du rapport du Conseil sur l’état et les perspectives du système d’éducation et de formation, quelles sont, selon vous, les perspectives qui s’offrent à notre école ?
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L'iplantation des curricular régionaux et locaux dans le processus de la formation initiale des enseignants. [24/11/2008]
Par : Abdelaziz Boukroun
Appuyée par l'UNICEF et adoptée par le Ministère de l'Education Nationale, l'implantion des curricula régionaux et locaux ainsi que ses corollaires la grille de qualité et l'évaluation formative, ne pourrait qu'être une valeur ajoutée à notre enseignement qui souffre de la perte du sens. L'expérimentation au sein des CFI vient d'achever sa première ébauche. La conception d'un dispositif de formation articulant curricula régionaux et modules de formation professionnalisante est en cours d'affinement et de finalisation. Néanmoins, ce programme très ambitieux ne pourrait aboutir que si les conditions de son optimisation sont réunies. En premier lieu, une formation/sensibilisation des formateurs à l'esprit, la philosophie,l'utilité et les modalités d'opérationnalisation de ce programme s'avère nécessaire et fondamentale. D'aucuns rétorqueront que c'est une opération qui a déjà eu lieu. Mon expérience personnelle m'a démontré qu'on est encore loin de convaincre quelques poches de résistance qui s'opposent à tout ce qui'est nouveau de mauvaise foi ou par ignorance. En deuxième lieu, et c'est une condition sine qua non, l'istauration d'une stratégie de suivi susceptible de mobiliser tous les moyens de la mise en oeuvre de ce dispositif de formation. La dite mise en oeuvre ne sera efficace que si elle est pilotée par une administration ayant l'esprit entreprenant, croyant en la bonne gouvernance et dotée de moyens lui permettant d'agir rationnellement . L'implantation et l'instauration des curricula régionaux et locaux est une révolution copérnicienne dans notre système éducatif, veillons à ce qu'elle soit optimisée et ne ratons pas le train une seconde fois.
reforme et pouvoir? [08/09/2008] [1 réponse(s)]
Par : maamouri abdelkader
les droits ,les prerogatives, la responsabilite, l ,engagement, la sanction ,les promotions, valoriser les competences, encourager les etablissements d, excellence, management et pilotage par projets/rendement. une reforme sans pouvoir et une reforme qui n impose pas ses choix et ses finalites, une reforme doit pour avancer confronter tous les obstacles dans les domaines conceptuels cites dans le premier paragraphe,et dejouer tous les dysfonctionnements car tous changement et une lutte en soi entre des acteurs et leurs posionnement avec avantages et le desir de statuquo
quelques réflexions sur le contenu du rapport [02/07/2008] [1 réponse(s)]
Par : EL HAMDI Mohamed
Quelques réflexions sur le contenu du rapport du Conseil Supérieur de l’Enseignement
Avant que de nous livrer à quelques remarques sur ledit rapport, il est tout d’abord essentiel de signaler que l’instauration du conseil supérieur de l’enseignement (CSE) va sans doute créer une nouvelle dynamique au sein de notre système éducatif. Cette nouvelle dynamique aura nécessairement des répercussions bénéfiques sur l’évolution des réformes entreprises et sur la manière dont ces réformes seront gérées. D’abord le conseil supérieur de l’enseignement représente une instance constitutionnelle, cette instance aura donc la responsabilité constitutionnelle de suivre de prêt tous les aspects de fonctionnement du système éducatif et de donner avis sur toutes les questions en relation avec notre système de l’éducation et de formation. En quelque sorte il doit être aux aguets dès qu’il y a un dérapages ou un dysfonctionnements éventuels.
Pour mener à bien sa mission, le Conseil Supérieur de l’enseignement a créer l’Instance Nationale de l’évaluation du système éducatif, grâce à ses travaux d’évaluations et de recherches, le CSE se permettra d’abord de mieux instruire ses avis et ses recommandations, d’autre part, il mettra à la disposition des responsables administratifs et des décideurs un ensemble de données, de résultats et d’orientations, sur lesquelles ils peuvent documenter leurs décisions et définir des scénarios prospectifs pour l’amélioration du rendement et de la qualité des services du système éducatif. Ce qui est très important pour un système comme le notre, qui prenait souvent ses décisions sur la base des avis et opinions de ses acteurs.
Concernant le rapport, Je trouve que, globalement, Sur de nombreux points on ne peut, à mon sens, qu'être d'accord avec son contenu: le diagnostic est très détaillé et touche presque tous les aspects de fonctionnement du système éducatif. les résultats qui en découlent sont en parfaite harmonie avec les résultats d’autres études déjà réalisées, notamment le dernier rapport de la COSEF, le rapport sur l’état du système éducatif marocain supervisé par l’inspection général (affaires administratives en 2005) et le dernier rapport de la banque mondiale. Cela dit, malgré l’importance du contenu de ce rapport, je trouve très utile, d’évoquer les remarques ci-dessous :
Concernant les aspects qualitatifs du rapport
Si le rapport a cerné de manière minutieuse Les aspects quantitatifs du système éducatif, l’analyse des aspects qualitatifs à mon avis est restée très limitée. D’abord par une absence quasi totale de données empiriques issues d’études et d’évaluations des acquisitions des élèves, des curricula et des programmes scolaires. (il est à rappeler ici, que le ministère de l’éducation nationale avait programmé dans le cadre du projet BAJ de nombreuses études dans ce sens, notamment un programme national d’évaluation (PNE), l’évaluation des acquis des élèves de l’enseignement fondamental et la mise en place de banques d’items), malheureusement, ces études n’ont jamais pu voir le jour malgré leurs importances). Pour pallier à cette insuffisance, et pour approcher les performances qualitatives du système, les auteurs du rapport se sont basés sur les résultats des études internationales tels que PIRLS et TIMSS. Malheureusement, les résultats issues de ces tests ont été contesté par de nombreux spécialistes et éducateurs. On reproche à ces tests, la qualité de leur adaptation au contexte marocain ainsi que leurs conditions de passation et de correction. D’autre part, les résultats des tests invoqués dans ce rapport concernent une période où le système éducatif marocain connaît une transition caractérisée par le changement des programmes scolaires et des approches éducatives. Ce qui nécessitera une période de stabilisation du système pour pouvoir tirer des conclusions sur les progrès qualitatifs engendrés par les réformes entamées depuis la mise en œuvre des recommandations de la charte nationale d’éducation et de formation. A mon avis les prochaines participation du Maroc aux tests internationales ainsi que les résultats des tests organisés par la haute instance d’évaluation entamées récemment, pourront sans aucun doute nous éclairer de façon plus précise sur les aspects qualitatifs de notre système.
La problématique de l’équité du système éducatif
Un autre aspect de fonctionnement du système éducatif concernant l’équité dans la répartition des ressources publiques allouées à l’éducation a été absent dans les analyses de ce rapport. Malgré à ce qu’il constitue un enjeu politique majeur dans un pays en voie de développement comme le notre. Les données concernant l’analyse de l’équité dans la répartition des ressources au sein du système éducatif marocain, émanant des études déjà réalisées pour le compte du Ministère ont montrés que le système éducatif marocain, comme celui des autres pays est caractérisé par une distribution inéquitable des ressources appropriées au sein d’une génération d’enfants, les valeurs du coefficient de Gini calculées pour les années 1990-91 et 2002-03 étaient respectivement de l’ordre de 0.64 et 0.45. La présence de cette caractéristique au sein du système éducatif, favorise l'existence d'un cadre structurel inéquitable dans le quel certaines variables liés à l'appartenance socioéconomique vont être déterminante dans le degré d'appropriation des ressources publiques destinées à l'éducation. Les recherches sociales ont montré que ce sont les enfants issus de familles aisées qui profitent le plus des dépenses publiques puisque ce sont eux qui prolongent plus leur scolarité. Il était donc, fondamentalement intéressant que les auteurs de ce rapport se penchent sur cette problématique afin de montrer dans quelle mesure les évolutions enregistrées au cours des dernières années ont conduit à réduire ou bien accentuer les inégalités dans la distribution des ressources publiques destinées à l’éducation. Surtout si l’on sait que toutes les données servant de base à ce genre d’analyse sont disponibles et ont été utilisés dans le rapport pour d’autres buts.
Des résultats pour des besoins de régulation du système
bien que, le rapport éclaire sur les performances et les défaillances du système, son apport en matière de régulation du système éducatif reste très limité puisqu’il n’insiste pas sur les processus qui ont conduit à ces résultats, processus dont la connaissance et l’analyse sont essentielles pour les gestionnaires du système. D’autre part le rapport ne développe pas de façon concrète les liens entre les produits du système éducatif (taux de scolarisation, acquisitions scolaires des élèves, ...) et la pertinence dans le choix des modes d’organisation scolaires qui ont des conséquences sur les efforts financiers consentis par l’Etats. Cette absence de lien renvoie en particulier à la problématique du choix des modes d'organisation scolaire les plus coût-efficaces d’une part, et à la possibilité d’adoption d’une politique de gestion axée sur les résultats par les différents niveaux administratifs du département de l’éducation d’autre part.
Concernant les recommandations
En plus des recommandations citées dans le rapport, qui sont toutes pertinentes, je vous suggère d’approfondir les débats sur les suivantes :
1. Instaurer la planification comme approche de gestion pour promouvoir l’éducation dans les AREF les délégations et les établissements scolaires. Son apport en matière de maximisation de la rentabilité du secteur éducatif est essentiel pour un secteur stratégique aussi important que le secteur éducatif pour le développement de notre pays. Toute improvisation ou dérapage dans ce domaine aura des conséquences néfastes, parfois irréversible sur la plus chère de nos ressources à savoir les ressources humaines et sur l’avenir de notre pays. La planification offre à notre administration les outils nécessaires pour justifier, sur la base de données objectives l’opportunité de ses programmes d’action et partant d’être à même d’en négocier le financement aussi bien avec les autorités gouvernementales qu’avec les autorités régionales et d’autres bailleurs de fonds. A l’aide de ces données, il devient possible également de persuader la société civile, les parents et les opérateurs publics et privés à une meilleure contribution aux efforts consentis pour la promotion des services éducatifs. Cela dit, les responsables des AREF et des Délégations doivent disposer des pré-requis nécessaires pour l’élaboration des plans de développement et d’assurer leur pilotage.
2. améliorer la gouvernance des AREF, par la mise en application de la nouvelle approche budgétaire basée sur la performance et la reddition des comptes, en conformité avec la législation en vigueur, et revoir la constitution des conseils d’administration des AREF dans le sens de leur responsabilisation et de leur redynamisation.
3. appliquer une politique de gestion appropriée basée sur la discrimination positive concernant les établissements scolaires accueillant des populations d’élèves dans les situations difficiles pour favoriser la réussite scolaire et lutter contre les déperditions scolaires. Ces établissements doivent être traités de manière privilégiée quant à leur financement et leur encadrement et doivent être doté d’un statut particulier régi par une loi. EL HAMDI Mohamed AREF de Rabat.
Promouvoir notre éducation nationale [01/07/2008]
Par : Ahmida El Hadri
Si vous lisez le premier rapport du CSE sur l’état et les perspectives de notre système d’éducation et de formation en vous référant au réel , vous relèverez certainement des inadéquations à ce qui se vit sur le terrain . Ce qui saute aux yeux tout d’abord c’est la petite introduction qui ne manque pas d’être véridique ; les expressions : « espoir , frustrations , interrogations légitimes » traduisent effectivement des états d’âmes réels mais indécis vu que l’on n’a pas encore abouti à faire de notre école un véritable chantier de progrès et de modernité . La suite du rapport plonge dans des considérations qui n’ont pas de fondements dans la réalité . Vraisemblablement, au lieu de se baser sur l’observation et l’analyse de certains échantillons représentatifs , on s’est contenté de se fonder sur ce qui devrait être , non sur ce qui est véritablement . Et nous avons été habitués , dans le domaine de l’éducation nationale , à ce genre de pensée . En effet , si le taux de scolarisation évolue , c’est aussi parce qu’il y a évolution démographique .Et puis ce n’est pas le véritable problème de nos enfants ; ce qui compte en premier lieu , ce n’est pas de scolariser un enfant et ne plus suivre son parcours , mais de le promouvoir à l’emploi, de le qualifier à la vie active . De plus , comparer le milieu rural au milieu urbain en avançant des chiffres n’est pas un argument probant , car il faudrait mettre en valeur la qualité de notre enseignement ci et là ; c’est dire que l’on compare les incomparables . Le rapport a ensuite entamé la question de la formation et a souligné la création de nouveaux postes d’enseignants dont le nombre est incessamment en accrue . Cela est vrai , mais encore une fois, c’est la qualité qui compte : allez voir la formation des maitres par exemple ; vous verrez que la nouvelle formule (deug+1) est une aberration , une disqualification flagrante de l’enseignant d’aujourd’hui .De plus , la création de nouvelles matières , alors que l’on s’attendait à l’allègement des curricula , vient compliquer l’engrenage et à l’école et dans les centres de formation. Cela représente en effet un carcan de plus freinant malheureusement la motivation et la disponibilité chez nos enfants et nos futurs professeurs des écoles . Quant à l’enseignement supérieur , n’en parlons pas : allez tester nos licenciés d’aujourd’hui dans leurs spécialités et vous ferez des conclusions . Par ailleurs , la déconcentration n’a pas résolu les problèmes administratifs ; au contraire elle en a ajouté en compliquant les procédures . Le plus souvent on n’ose pas encore prendre une décisions sans attendre qu’elle soit autorisée au niveau central . Les choses ont alors pris des détours au lieu de suivre le droit chemin qui est en principe le plus court . J’espère que ces remarques ,et d'autres formulées par des gens qui vivent les choses sur le terrain , soient prises sérieusement en considération en vue de promouvoir notre éducation nationale.
Confiance et Professionnalisation des métiers [27/06/2008]
Par : Badya LAGE
Je partage votre opinion Mr. El Yaagoubi. La "base" essentielle de notre réforme est l’engagement des acteurs éducatifs dans le changement et dans la recherche de solutions aux problèmes rencontrés. Et ce n’est pas facile pour une majorité, de faire évoluer les représentations qu’ils ont sur leur métier et sur leur rôle dans le système éducatif, de celui d’exécutant vers celui du professionnel. Pour cela, la formation s’impose. En parallèle, des changements qui montrent l’engagement, la bonne volonté du ministère dans l’amélioration du système doivent être mis en place. Selon certains chercheurs dans le domaine des réformes, les acteurs responsables du changement s’impliqueraient davantage s’ils percevaient que les besoins visés par la réforme sont significatifs et que les conditions mises pour leur réalisation vont dans le sens de ces besoins. Dans ce sens, les caractéristiques perçues du changement,- telles que: la pertinence, la clarté des buts et des moyens, la qualité et la praticabilité du programme de changement…- influenceraient aussi le degré d'engagement des acteurs et le degré d'implantation de notre réforme. Je pense qu’actuellement, on doit commencer à différents niveaux du système, par un travail sur la mise en place d’une « entente » et d’une confiance entre l’administration et ses employés, surtout entre les responsables et les pratiquants sur le terrain. Pour cela il faut travailler sur la transparence, sur la possibilité d’avoir accès à toute l’information, sur la bonne communication entre tous les niveaux du système, sur la responsabilisation des personnes et surtout sur le "développement" de la confiance entre tous, dans les deux sens (du haut vers le bas puis du bas vers le haut). En conclusion, notre réforme nécessite un changement de mentalité, de la bonne volonté et surtout une professionnalisation de différents métiers (enseignants, inspecteurs, directeurs d’établissement, …). Mais est-ce l’avis de tous les « acteurs » éducatifs ?
la réforme ne se crée pas , elle s'impose [25/06/2008]
Par : Ahmida El Hadri
Je pense que la première édition du rapport du conseil sur du système d'éducation a apporté des mesures d'urgences qu'il conviendrait de scruter avec méfiance , sachant qu'un tel secteur ne se erstaure pas d'un jour au lendemain et qu'il faudrait études , consultations, sondages... cette fenêtre en est un moyen , mais les idées véhiculées dedans sont-elles prises en considération? Nous autres enseignant avions été convoqués à des rencontres à dimension informative quant à ce premier rapport ; les participants , qui ne participaient en fait à rien, étaient là pour écouter le contenu du dit rapport avec quelques rares interventions timides cependants et au cours desquelles on n'avait pas été sollicités à formuler des propositions et résolutions au problème posé . Cpendant , la question touche en premier lieu les gens du terrains et c'est à eux qu'il faut demander de proposer des solutions, des mesures conncrètes et les perspectives envisagées . La volonté est là , elle se manifeste souvent ici et là ; nous voyons le problème d'un oeil plutôt éducatif , didactique ; ailleurs on le voit d'un regard économique , matériel ; et les points de vue ne se concordent pas , d'où la discordance et les répulsions entre concepteurs et acteurs .Conjuguons donc nos manières d'aborder le même sujet et vous nous verrez rebondir à grands pas vers un avenir meilleur.
Concrétisation de la réforme [25/06/2008]
Par : ahmed El yaagoubi
Bonjour à tous et à toutes, Je pense qu'il est temps que des chantiers régionaux ou locaux doivent s'annocer ici et là pour concrétiser cette réforme de notre système d'éducation et de formation tant attendue! Les initiatives et projets ne manquent pas,mais ce qui manque c'est l'écoute et l'attention des responsables de la chose éducative qui ont du mal à interagir avec la nouvelle dynamique qui est en train de se déclencher.Je crois que nous devons changer de mentaliteé car les gens ont l'habitude d'attendre que les changements soient dictés du Ministère pour les mettre en exécution! Il et temps de revoir nos façons de penser et d'agir de façon à ce que tous et toutes se sentent impliqués et mobilisés pour une véritable relance de notre système d'éducation et de formation. Ma conviction est que nulle réforme n'aboutira sans la personnalisation de projets locaux cadrés par les orientations nationales. Quen dites-vous lecteurs?
Le rapport du conseil [21/06/2008] [1 réponse(s)]
Par : Ahmida El Hadri
Personnellement je me vois tres pessimiste quant à quelques mesures préconisées . J'en cite ce qui m'a choqué et qui a surpris tous les enseignants que je connais : l'élève marocain , sous-prétexte de lui promouvoir une scolarité formatrice , ne connaitrait plus l'échec depuis son entrée à l'école jusqu'en 9ème année . Comment cela ? Que ferons nous des enfants en dificultés ? va-t-on cultiver ces dernières afin d'en faire une sorte de psychose ? Et si certains enfants recourent , en guise de protestation contre une scolarité forcée mais inutile , à des comportements gênant chez les autres le cours normale des études ? Et si l'on assistait dans nos classes d'alors à des actes criminels , conséquence facheuse de cette nouvelle procédure enseignementale ? Je vois personnellement que pour améliorer la qualité du rendement , c'est le sens opposé qu'il faut prendre : adopter un enseignement rigoureux et discipliné : respecter le seuil des réussites telle que la moyenne de 10/20 et recourir à des mesures disciplinaires sévères contre toute conduite dissidente . Il faudra alors impliquer tous les partenaires sociaux, en l'occurence les parents qui devraient assumer pleinement les conséquences des mauvais comportements de leurs enfants . Pour ce faire , que de mobilisations à entamer ! La société civile ( les associations surtout) s'y impliquera sans aucun doute. Il faudra faire changer les mentalités restées jusque là très peu soucieuses de l'avenir de nos enfants si l'on excepte ceux qui en ont les bons moyens .
passons à l'action [20/06/2008]
Par : ahmed Rl yaagoubi
Je suis enthousiasmé que beauccoup de cafre adhèrent à mes propositions qui,précisons-le,sont perçues au service de notre système d'éducation et de formation. Essayons donc de passer à l'action pour constituer de groupes de recherche au niveau régional pour gagner le pari d'une véritable relance de notre Ecole. J'ai fait la proposition à Mr le directeur de l'Académie Régioane d'El Hoceima,mais sans recevoir aucun signe de sa part.Je sais qu'il est souvent occupé,mais vu que le projet s'inscrit bien dans la mouvance de la réforme,essayons de nous y atteler tous.
Reforme de l'éducation et lutte contre la pauvreté. [25/05/2008] [1 réponse(s)]
Par : abdellatif khattabi
• Pour une mobilisation totale autour de l’école, • Reformer la caisse de compensation en faveur des élèves les plus démunis, • Fonder une fondation spéciale pour soutenir les zones d’éducation prioritaires.
« Reforme de l’éducation et lutte contre la pauvreté »
Le rapport du conseil supérieur de l’enseignement a défini trois espaces prioritaires d’action parmi lesquels figure le front de l’égalité des chances .ce premier point mérite une réflexion plus poussée pour une raison simple : le nombre des exclus chaque année est de 400.000 élèves comme il est rappelé dans le dit rapport. Si nous voulons chercher des explications, trois sont déterminantes : 1. la géographie : il est claire que les enfants des zones isolées, enclavées sont les premiers victimes du système. 2. la pauvreté : les enfants des familles pauvres ont peu de chance d’aller à l’école ou d’y rester plus longtemps. avec mes propres yeux j’ai vu des enfants à 5km d’Al-Hoceima aller chercher de l’eau dans la source de tagharbount au lieu d’aller à l’école, une classe à côté possède peu de clients, la priorité est donnée à la vie semble t-il dans ce coin isolé de la commune de ait youssouf ou ali. 3. le modèle pédagogique que le rapport a mis en accusation reste vrai. 4. je n’ajouterai pas le niveau des enseignants, leurs compétences professionnelles .il semble que plus le niveau professionnel est élevé plus les résultats sont acceptables et les apprentissages réussies la réussite de tous les élèves devient un objectif accessible. 5. enfin l’autonomie de l’école qui ne possède aucune marge de manœuvre pour adapter les programmes au niveau réel des élèves. Face à une telle situation, et le constat est valable pour plusieurs localités, dans l’atlas, dans le sud, dans l’oriental, et dans les zones périurbaines … une question fondamentale s’impose : quelles actions compensatrices pour ces zones qu’on doit qualifier de zones d’éducation prioritaires ? Je crois qu’une mobilisation totale de tous est nécessaire. 1. au niveau gouvernemental : une stratégie concertée est indispensable entre les ministères de l’éducation nationale, intérieur, culture, jeunesse, affaires islamiques pour élaborer un plan d’action global pour faire de l’éducation et de la culture une affaire de tous, chaque village a droit à une bibliothèque une salle multimédia, l’école ne doit plus rester le seul lieu de formation 2. au niveau budget, il est temps que la caisse de compensation vient en aide aux enfants de l’école pour les attirer durant la scolarité obligatoire : des repas doivent être fournis aux plus démunis gratuitement .les fournitures scolaires aussi .la reforme de la caisse de compensation doit être orientée pour faire de l’éducation notre meilleur investissement pour réussir les défis du 21 siècle.
En second lieu la question de gouvernance est vitale, le rapport signale que : Un système sans l'obligation de reddition des comptes (accountability) ne saurait, en effet, être un système efficace. Mais rendre des comptes suppose avant tout de définir les responsabilités et cette question exige comme l’a démontré plusieurs expériences une gestion autonome des écoles. La communauté locale, les enseignants et les chefs d’établissements sont ceux qui connaissent le mieux leurs élèves et sont le plus à même de planifier les programmes spécifiques dont ils ont besoin (candoli,1995). Responsabiliser implique donner de nouveaux rôles et de nouvelles responsabilités à l’ensemble des acteurs de l’école. Le rapport indique qu’il faut : Inverser la pyramide de la planification. Les objectifs devraient désormais être fixés au niveau des territoires appropriés, C’est un autre modèle de gouvernance que nous devons construire en concertation avec les premiers concernés à savoir les parents et les enseignants et les directeurs des écoles. Nous avons besoin que chaque école prépare son plan de développement dans lequel les responsabilités sont réparties entre tous les intervenants. Quand donc va-t-on donner ces ressources à nos écoles pour commencer leur travail. On entend par ressources : • Le savoir : programmes scolaire y compris objectifs et buts • La technologie : décentralisation des décisions relatives aux moyens d’apprentissages et d’enseignement • Le pouvoir : pouvoir de décision admission des élèves, passage au niveau supérieur • Le matériel : utilisation des locaux, fournitures • Le personnel :gestion des ressources humaines . • Le temps, emploi du temps • Les finances :le budget • L’information : données à publier sur le rendement scolaire il se peut que ces propositions dérangent et semblent utopiques pour certains, mais il n’y a pas d’autres alternatives que d’avoir le courage pour commencer le changement non d’une manière brutale ,mais en faisant l’apprentissage du changement et de la responsabilisation . Seul don un mariage entre une décentralisation politique (collectivités locales, régions) et une décentralisation administrative (AREFs) peut nous faire parvenir à un nouveau mode de gestion qui permet une démocratie locale et un développement durable qui peut stopper la pauvreté dans notre monde rural qui a tant besoin de note solidarité tous.
Abdellatif khattabi/Al-Hoceima Abdellatif. khattabi@gmail.com
Pourquoi une réforme curriculaire? [15/05/2008]
Par : Badya LAGE
On a l'impression, à partir de différentes discussions, forums, réflexion sur le contenu du rapport du CSE que certains acteurs et responsables de l'éducation ne savent pas pourquoi notre système éducatif connaît une réforme surtout curriculaire. Certains se demandent pourquoi un changement dans la pédagogie? Est ce que l'ancien système n'a pas donné de bons résultats? … Mais on oublie que le rôle de l'école a changé. Celle-ci est appelée actuellement à faire fasse à différents défis auxquels elle est confrontée: l'augmentation de l'information; la facilité à son accessibilité; la "démotivation" des élèves... d'où la nécessité de donner un sens à l'apprentissage (donc l'importance de l'approche par compétences et par projet)... L'école n'a pas de sérieux problèmes avec les bons élèves, minoritaires, qui restent motivés à l'image de la majorité des élèves des années avant 80. Le réel problème se rapporte à ceux, majoritaires, qui cumulent des lacunes et qui n'arrivent pas à donner un sens à l'école. Ce sont ceux là qui abandonnent l'école ou qui arrivent difficilement à décrocher un diplôme ou un certificat. Que notre réflexion soit accentuée dans ce sens.
Le cloisonnement du système éducatif [15/05/2008]
Par : Driss AGOUZZAL
Le cloisonnement de l’école Marocaine
Difficile d’analyser la complexité de notre école …Elle est à l’image de notre société. Notre école est cloisonnée et codée. 1. Dans notre quotidien, nous parlons Darija, à l’école nous apprenons l’arabe classique, la langue Française, la langue Anglaise ou espagnole et L’Amazigh. Il faudra expliquer à un petit enfant de se retrouver dans cette panoplie de langages et surtout lui expliquer que notre langue Darija ne fait pas partie des langues enseignées par notre système éducatif. 2. Le cloisonnement du système de formation et d’éducation est flagrant : a. Aucune passerelle entre la formation professionnelle et l’enseignement. b. Aucun recours pour un citoyen salarié voulant s’inscrire à l’université et exprimant le désir de continuer ses études. c. Aucune passerelle entre le monde du travail, l’anapec et notre système éducatif. Si, ce n’est les programmes TAAHIL et les contrats spéciaux de formation. d. Aucune passerelle entre l’entreprise Marocaine et notre système éducatif à l’image de la licence professionnelle en France où les entreprises sont impliquées à 100 %. e. L’éducation de nos enfants est cloisonnée dans des programmes chargées et fastidieux, rare les activités d’épanouissements et de créativités.
Voila ma première contribution en espérant que le débat qui anime le Maroc, ces jours-ci , nous aidera à y voir clair.
Du bénévolat ,pourquoi pas? [12/05/2008]
Par : shems nour
Bonjour. J'ai une proposition à faire concernant les enseignants qui ont bénéficié du départ volontaire et qui ont la nostalgie du métier.Pourquoi ne pas les appeler à titre bénévole au sein de nos établissements? Ils aideraient certainement nos élèves démunis qui ont des problèmes quant à leurs études.Je suis sûre qu'ils accepteront à relever le défi ,à se mobiliser et à faire un acte humanitaire susceptible de redonner confiance à nos pauvres enfants .Ces derniers ne demandent qu'à être soutenus et encadrés par des bénévoles amoureux de notre pays,soucieux de son avenir et de son devenir.Je n'omettrai pas non plus de faire appel aux enseignants retraités qui peuvent jouer aussi un rôle non négligeable dans ce processus.N'hésitez pas à les inviter à participer, à sacrifier un peu de leur temps pour redonner espoir,confiance à notre système éducatif et à notre progéniture. Soutenez-nous!Nous avons besoin de vous!De votre expérience et de votre savoir-faire!!!
Journaliste [12/05/2008] [4 réponse(s)]
Par : Said Zinnid
Bonjour, je me présente: je suis journaliste et travaille actuellement sur un "spéciale rentrée" axé sur le rapport du CSE. Je viens donc vers le forum de ce site, pour accéder aux différentes opinions et remarques ainsi que critiques avancées à l'égard du rapport en question... en vue d'un "débat salutaire", pour reprendre l'expression du diagnostic effectué par le COSEF. Dans ce sens, je demande à tous les intervenants sur ce forum s'il acceptent que je les cite dans les différents articles de mon dossier ? (enfin pour ceux qui mettent leur coordonnées). J'aimerai vivement transmettre l'avis des citoyens (enseignants, parents, étudiants,... Merci de me transmettre votre accord par mail. Said Zinnid
De la charte nationale à la charte de l’école. [09/05/2008]
Par : abdellatif khattabi
après avoir pris contact avec les acteurs de différents niveaux lors des séances dites d'explication du rapport, il semble qu'il est utile de souligner un certains nombres de remarques : 1- les séances organisées n'ont pas réservé le temps nécessaire pour les différents acteurs de lire et d'assimiler les principes régulateurs qui orientent la nouvelle vision du rapport pour bâtir une nouvelle école en relation e des grands défis qui nous guettent tous. C’est du moins ce que a exprimé un certains nombre de professeurs. 2-je sollicite du monsieur le ministre de publier une note ministérielle pour que les conseils de gestions organisent une séance spéciale de lecture et d'analyse du rapport, les inspecteurs peuvent jouer le rôle d'encadrants auprès des directeurs en permettant une ouverture sur les élèves, quelques représentants au moins, on ne peut parler de démocratie au sein des établissements scolaires sans initier nos élèves au débat public dès l'école. Si le rapport reconnaît les difficultés du modèle pédagogique actuel alors c'est l'occasion pour en débattre avec toute franchise avec les premiers concernés :les enseignants. 3-si on a ressenti une crise de confiance lors des débats c'est que le système de communication interne est trop défaillant:on nous dit vont t-ils réellement tenir de nos propos? je pense que ce forum est un premier pas pour établir un premier réseau de transparence du système trop opaque jusqu'à présent. 4-un mot à propos des principaux dysfonctionnements: La problématique de la gouvernance:prenant en considérations les résultats du rapport, les recherches comparatives, on ne peut continuer à décider à la place d'un directeur loin de la délégation ou de l'AREF de 150 kms, je crois que permettre une autonomie aux écoles aujourd'hui est une affaire prioritaire -je me rappelle toujours de cette correspondance de ce directeur de la région de ketama qui a demandé par écrit l'autorisation pour utiliser 3 DH du budget de la coopérative scolaire!!!!le délégué étant toujours l’ordonnateur de la coopérative le tremplin vers le nouveau modèle doit se faire par étapes successives selon la disponibilité des établissement eux-mêmes. une bonne gouvernance implique un certains nombre de règles de conduite de l'administration: participation, primauté du droit, transparence, capacité d'ajustement ,orientation du consensus, équité, efficacité et efficience, et responsabilité qui exige de rendre des comptes , ces principes synonymes d'une démocratie participative avec un esprit gagnant/gagnant ne peut être réfuté par personne mais si les enseignants la ressentent sur le terrain et appliquée à tous , ceci demande des hommes de bonne volonté qui font preuve d'une morale reconnue,.ceci nous invite à réfléchir sur la mise en place de nouveaux leaders , des gestionnaires qui peuvent communiquer,convaincre ,mobiliser et faire adhérer pour produire le changement. En ce qui concerne la gestion des ressources humaines, elle doit être attribuée en partie aux collectivités locales pour recruter eux mêmes les enseignants d'une manière contractuelle au départ. Toutes les tentatives du mouvement du personnel que ce soit le mvt national, régional ou provincial ne génèrent que conflits. Les problèmes de déperditions sont plus forts dans les régions montagneuses isolées, nous devons changer de vision pour instaurer un nouveau modèle de GRH.
5-en ce qui concerne la mobilisation autour de l'école, on ne peut continuer à demander aux parents de contribuer plus sans participer aux prises de décisions au sein de l'école:une priorité pour les parents c'est le problèmes des heures supplémentaires .l'idée du rapport de les réaliser au sein des écoles est géniale mais là il faut signaler une chose essentielle: On ne peut continuer de travailler avec la logique « toutes les disciplines sont obligatoires », je rappelle qu'en Finlande par exemple parmi 75 cours 45 sont obligatoires le reste optionnel plus que ça, au lycée c'est l'élève qui constitue sons programme selon ses propres choix, notre modèle cartable roulant est à revoir. Je récapitule: Changer les programmes et les mieux adapter. Donner une formation initiale solide aux profs, la nouvelle école a besoin d'une nouvelle génération de professeurs possédant une large culture et ouverts sur le monde .la formation continue doit être intégré au travail hebdomadaire, travail en équipe au sein de l'école avec un temps réservé à l'écoute des parents. Au niveau de la gestion de l'école une nouvelle génération de directeurs est urgente pour décoller, il faut créer un centre de formation des administrateurs de l'éducation le modèle actuel est peu rentable et ne permet pas de former des compétences. La gouvernance régionale et provinciale doit être revue pour recadrer les missions sur le pédagogique et la recherche. Le trop de bureaucratie que connaissent les délégations et les AREFs est un facteur inhibiteur pour le changement. Enfin toutes les structures doivent rendre des comptes à la communauté à travers des rapports qui doivent être publiés : Chaque école publie sont rapport de résultats et le communique aux parents et à la commune Les délégations et les AREFs rédigent un rapport annuel et le communiquent sur internet. Une évaluation externe doit accompagner les processus de mise en oeuvre des plans d'actions de tous les intervenants (école/délégation/AREF) 6- Bref le moment est venu pour établir une charte de l’école, c'est un contrat que rédige l'école en fonction des moyens attribués pour réaliser les objectifs de la réussite de tous les élèves et leur intégration sociale. La charte de l’école fixe les orientations stratégiques pour trois ans .elle sert de fondement à l’élaboration de plans d’action détaillés et permet d’identifier les mesures de performances pour atteindre les buts et objectifs prioritaires afférents aux programmes, au milieu scolaire, à la gestion, la répartition des moyens et au suivi des actions. Chaque objectif est assorti d’indicateurs qui permettent d’en faire l’évaluation. C’est au cours des trois ans que le professeur doit encadrer un groupe d’élèves dans une discipline donnée, l’exemple de Cuba est un bon exemple à suivre. Le centre de formation des administrateurs sera le lieu de formation de ces nouveaux gestionnaires pour l’école de demain.
Des priorités dans la réforme [08/05/2008]
Par : Badya LAGE
Le rapport est intéressant par ce qu'il offre un écrit reflétant ce qui est dit, senti et vécu par les acteurs éducatifs sur le terrain et même par une majorité de parent d'élèves. Notre charte est importante mais le problème réside dans son opérationnalisation. Plus précisément sur le choix des éléments à changer en priorité. Je pense, qu'il est indispensable de revoir ce classement et que le ministère commence par les deux points suivants: - Une formation continue pour tous les acteurs en même temps (former des responsables sans former ceux avec qui ils travaillent ne développe que des résistances et des conflits). Les formations ne doivent pas être faites par les académies ou les rectorats. Elles doivent refléter le changement recherché. Autrement dit, former et sélectionner des formateurs à" la hauteur" c'est-à-dire qui ont les compétences pour travailler sur les représentations des acteurs éducatifs. Quelques modules sont en priorité: la communication et la gestion du changement - Donner de l'importance à l'équipement des établissements et des différents lieux de travail afin de changer les conditions de travail et redonner confiance aux acteurs en leur montrant qu'il y a une volonté de changement et de réforme. Ces éléments qui sont à mon avis primordiaux et intéressants doivent être supervisés par un seul organisme (de préférence le plus autonome possible et aussi pouvant gérer son budget loin des contraintes habituelles de contrôle à priori). Il est difficile de responsabiliser des personnes alors qu'ils étaient pendant une longue période des exécutants. La déconcentration et la décentralisation doivent être progressives, en fonction de l'effectif d'acteurs éducatifs engagés dans le changement.
reflexions sur enseignements des maths [06/05/2008]
Par : Omar Elaidi
Des réflexions sur l'enseignement des mathématiques
I-création des irem Tout le monde en parle du rapport sur le développent humain dans le monde, élaboré par le PNUD au titre des années 2007/2008, il faut voir que le document révèle un nouvel échec pour le Maroc en matière d'enseignement. Bref c’est un malaise diffus dans notre monde scolaire et qui ne satisfait ni les enseignants, ni les élèves qui ont perdu leurs repères. Quant aux parents d’élèves, ils ne savent plus à quel saint se vouer et essaient de sauver les meubles, par des cours supplémentaires fastidieux et forts onéreux. « Un bon enseignant, cela demande, des qualités pédagogiques, et une solide connaissance de la discipline enseignée ». C'est une vieille recette bien connue. C'est pourquoi il faut penser a la création d'un équivalent d'irem chez nous disons une cellule de recherche sur l'enseignement des mathématiques . Les IREM sont nés, il y a bientôt quarante ans en France (environ 30 en nombre) leurs naissance s'étendent en d'autres pays tels que Espagne, Hongrie un projet de création est prévu en Tunisie.. , de cette conviction profonde que des réponses opportunes aux questions que pose l'enseignement, à quelque niveau que ce soit, ne peuvent venir que d’une collaboration entre tous les acteurs de la communauté mathématique. Quelle mission pour irem? - de recherches centrées sur les perspectives et problèmes spécifiques qui apparaissent à tous les niveaux aujourd'hui dans l'enseignement des mathématiques; - de formation des enseignants par des actions s'appuyant fortement sur les recherches fondamentales et appliquées; - de production et de diffusion de supports éducatifs (articles, brochures, manuels, revues, logiciels, documents multi-médias, etc.) Les travaux qui seront menés dans l'irem devraient donc : - aider les collègues qui participent aux formations à mieux présenter les concepts et techniques mathématiques qu'ils ont à transmettre, et à prendre du recul vis-à-vis des problèmes qu'ils rencontrent quotidiennement dans l'enseignement des mathématiques; - permettre d'expérimenter de façon contrôlée de nouveaux moyens pédagogiques et de diffuser auprès des collègues les résultats positifs et négatifs de ces innovations. - irem et "désaffection" des élèves pour les études scientifiques Non content de voir fuir ces cerveaux, le Maroc ne les fabriquerait plus, il souffrirait d'une "désaffection" des jeunes pour les études scientifiques. L'irem aidera a émerger un débat vigoureux sur l'enseignement des mathématiques pour et plus généralement celui des sciences afin de remédier a ce déclin. Les acteurs de l'irem L'irem accueillera enseignants et chercheurs de tous ordres, de l’instituteur au professeur d’université, de l’inspecteur au chercheur, du doctorant au professeur de classes préparatoires. Ils trouveront là un des très rares cadres institutionnels où ils peuvent travailler ensemble. La confrontation et la mise en commun de pratiques et de savoirs aussi variés contribuent à faire les groupes de travail où outils théoriques et concepts se nourrissent en permanence de l’expérience du terrain. Là se construisent des actions de formation continue de qualité ; là sont produites des ressources utiles pour les enseignants : brochures, livres, vidéos, ressources en ligne, etc. Nous disposons ainsi d’un outil précieux, pratiquement sans équivalent. En témoignent en particulier les réactions de nos collègues d’autres disciplines (physique, svt, informatique,…) avec lesquels nous sommes de plus en plus fréquemment amenés à collaborer.
II-pourqouoi l'arabisations? L’arabisation constitue toujours un handicap pour nos élèves et surtout pour les bacheliers quand ils accèdent au supérieur. N’est-il pas temps de corriger cette anomalie? Tout le monde est conscient de ce paradoxe. C’est pourquoi il fallait entamer une réflexion sur l’arabe en tant que langue , la question est : est ce que l'arabe est une langue d’apprentissage pour les mathématiques? La politique d’arabisation est un grand échec alors que l’école ne dispose ni de l’outil pédagogique ni de la terminologie nécessaire à la transmission de la connaissance et du savoir. C’est en adoptant cette option (arabisation) que nous avons constaté un affaiblissement du niveau de notre enseignement et donc de ses résultats, et dont les effets néfastes se font ressentir jusqu’à nos jours : terminologie inadaptée qui ne permet pas aux enseignants de transmettre aux étudiants, de façon claire et intelligible, les textes arabisés. Entrez dans une classe dans une séance de math vous aller être étonné du fait que les math s'enseigne par notre dialecte !!! . Contradiction encore : est-il logique d’enseigner les mathématiques en arabe avec des symboles français, avec des x,y,z,t, puis de leur enseigner en français la même matière au supérieur. Que de pertes de temps et que d’échecs en prévision.
III-quel est le système d'évaluation le plus valable : contrôle continu + examen final ou rien que l'examen final?
En feuilletant les bulletins des notes de nos élèves de puis 2003 a cette datte il m'a frappé de voir le grand écart entre note du contrôle continu est celui de l'examen final On peut s’interroger sur la pertinence de la notion d’égalité. En supprimant l’anonymat, le contrôle continu ne supprime-t-il pas du même coup l’objectivité des enseignants ? Que dire encore de la signification des notes au sein des établissements ou de l’indépendance des professeurs? Plus encore , il est triste de voir nos élèves après 6h du soir devant des crèches avec leur même prof math de l'école faisant des heures supplémentaires. La grande catastrophe est ce qu'on appelle l'examen régional ,pour un élève a tendance scientifique il ne pourrait jamais avoir son bac avec un 4 a cet examen, ce qui a pousser certaines école privées a développer des techniques telles que demander aux professeurs de ne préparer rien que cette examen au 1ere année du bac!!! un examen final, anonyme, solennel et national est nécessaire a la fin de la formation du bac ,et pour limiter les risques « d’accident » pour le bon élève une deuxième session lui est offerte pour se ressaisir . Rectifier l'année scolaire. IV- Nous avons trop de congés scolaires qui réduisent le temps utile à la scolarité de nos élèves : vacances d’automne, d’hiver, de printemps, plus les fêtes civiles et religieuses, réduisent de façon conséquente le temps imparti à l’accomplissement des progressions .et même penser a quelle rentrée choisir?
Omar elaidi Lycée Alkhawarizmi délégation Guelmim Académie région Guelmim Esmara
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03/05/2010
"Quelles langues pour l'Ecole marocaine?" thème du troisième numéro de la revue Al-Madrassa Al-Maghribiya
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Projet pour le « Développement du métier et des missions de l’inspection pédagogique »
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Avis du Conseil Supérieur de l’Enseignement N° 03/09 relatif à l'Etat des lieux et perspectives des programmes d’éducation non formelle et d’alphabétisation
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